L’origine des plantes domestiquées
- La domestication des plantes concerne la transformation des plantes pour l’utilisation et la consommation humaine.
- Elle a commencé il y a environ $10\ 000$ ans dans plusieurs régions du monde en simultané.
- Aujourd’hui la répartition des espèces cultivées ne correspond plus aux aires de présence des espèces sauvages.
- La domestication du maïs s’est déroulée au Mexique à partir d’une espèce sauvage : la téosinte.
- Si nous comparons la téosinte et le maïs nous pouvons isoler plusieurs syndromes de domestication :
l’augmentation de la taille du fruit (plus nutritif) ;
la modification de l’architecture de la plante (plus grande elle capte mieux la lumière) ;
une moins grande dissémination des graines (moins de perte) ;
la diminution des protections des graines (meilleure digestion).
Ces marqueurs phénotypiques se retrouvent chez d’autres espèces domestiquées. Ils servent un seul et même objectif : nourrir l’humanité.
Les conséquences génétiques de la domestication
Limites et enjeux de la domestication des plantes
- La domestication des plantes présente des limites, en particulier induites par des conséquences néfastes.
- L’empêchement de la chute des grains du maïs, par exemple, fait que celui-ci est aujourd’hui incapable de se reproduire sans intervention humaine.
- Les méthodes de sélection peuvent entraîner une accumulation de mutations délétères et une baisse des défenses immunitaires due à l’appauvrissement de la diversité génétique.
- L’agriculture intensive augmente la probabilité de maladie végétale dans les cultures : si l’ensemble des individus est homogène et sensible à une menace, celle-ci va pouvoir se propager rapidement (cf. le mildiou en Irlande en 1845).
- L’humain cherche donc à protéger ses cultures via notamment l’emploi d’engrais ou de pesticides dont l’utilisation est pourtant controversée du fait de leur impact néfaste sur l’environnement et la biodiversité.
- Il y a deux grands volets aux enjeux actuels de l’agriculture :
l’utilisation des biotechnologies (maïs-Bt, soja monsanto) dont l’usage est très controversé ;
et les modes d’agriculture (monoculture privilégiée en France pour son fort rendement).
Dans les deux cas, il s’agit de trouver l’équilibre entre rendement et impact environnemental.
- L’agriculture biologique se présente comme une alternative plus respectueuse de l’environnement mais avec des rendements moins élevés.
Elle est plus repectueuse de l’animal et permet une meilleure traçabilité des produits (en favorisant le développement économique local).
Elle prône un retour aux espèces ancestrales et endémiques pour un meilleur maintien de la biodiversité ainsi qu’un recours à la lutte biologique via l’utilisation des prédateurs naturels contre les ravageurs.
- L’alimentation a eu, à plusieurs époques, des conséquences importantes sur l’évolution des phénotypes humains.
- Elle a ainsi contribué à la sélection de caractères génétiques spécifiques, dépendants de l’histoire, des espèces végétales endémiques et des choix de domestication de celles-ci (cf. gène humain AMY1 présent chez les populations consommatrices d’amidon).